Plongeon

Plongeon

A l’instar de la natation synchronisée, le plongeon repose sur des critères artistiques et techniques.
La discipline s’organise autour de trois épreuves : tremplin à 1 et 3 mètres et plate-forme à 10 mètres ! Pour les deux premières hauteurs, les plongeurs s’élancent d’un tremplin.
En haut-vol, les athlètes plongent d’une plate-forme en béton surplombant le bassin de 10 mètres.

Depuis les championnats du monde de Barcelone en 2013, des épreuves de High Diving ont été ajoutées au programme. Réalisés en extérieur, ces plongeons s’effectuent de 23 à 28 mètres pour les hommes et de 18 à 23 mètres pour les femmes.

Les Mondiaux se déroulent tous les deux ans alors que les Euro se tiennent tous les ans. Ils sont organisés dans le même pays et aux mêmes dates que les autres disciplines fédérales les années paires. Les années impaires, ils se tiennent indépendamment. Les performances sont notées par des juges sur différents critères. Le groupe, la forme, le nombre de saltos et le nombre de vrilles déterminent la note finale. Un plongeon peut être avant, arrière, renversé ou retourné. Le corps peut être en position tendue, carpée, groupée ou libre. Dans ce dernier cas, le plongeur effectue une combinaison des trois positions. Chaque plongeon a un coefficient de difficulté différent qui rentre en ligne de compte dans la notation finale. En effet, la note d’exécution attribuée par les juges est multipliée par le coefficient de difficulté. Le tout est ensuite multiplié par 0,6 pour obtenir la note finale.

Matthieu Rosset : « Se montrer patient et persévérer »
 

Champion d’Europe au tremplin à 3 mètres en 2012 et médaillé de bronze au tremplin à 1 mètre en 2014, Matthieu Rosset est la tête d’affiche du plongeon tricolore !

Matthieu, comment as-tu découvert le plongeon ?

Plus jeune, je pratiquais de nombreux sports. A l’âge de 7 ans, j’étais à la piscine et j’essayais de réaliser des saltos au bord du bassin quand mes parents sont venus me proposer de m’inscrire au plongeon ! Au départ, je ne connaissais pas du tout ce sport, je cherchais simplement à m’amuser avec des copains et à réussir à faire des saltos !

A quel âge as-tu participé à tes premières compétitions ?

Pendant ma première année de plongeon, je ne faisais pas grand-chose, mais ensuite, je me suis mis à enchaîner les séances. J’étais à Lyon, dans la meilleure structure de France, et me joindre aux autres plongeurs du club m’a permis de progresser rapidement. J’ai donc participé aux championnats de France par catégorie d’âge à 9 ans. L’année suivante - si je me souviens bien -, je me suis mis à rêver aux Jeux Olympiques…

Avant cela, tu décroches en 2011 ta première médaille de bronze européenne au tremplin 1 mètre. Quels souvenirs en conserves-tu ?

A l’époque, c’était une grande satisfaction personnelle, mais c’était aussi une récompense pour la grande famille du plongeon tricolore ! En montant sur le podium des championnats d’Europe, j'ai permis de montrer que la France était présente et que ma performance ne devait rien au hasard. Et puis j’étais fier car cela faisait 57 ans que l’équipe de France n’ait plus décroché de médaille individuelle dans des championnats continentaux.

As-tu peur lorsque tu t’apprêtes à t’élancer d’un tremplin ?

Plus jeune, cela m’arrivait parce que je ne contrôlais pas encore tous mes sauts, mais avec l’âge et l’expérience, l’appréhension s’est progressivement estompée. Je me sens parfois nerveux, mais je réussis toujours à maîtriser mon stress.

Comment éviter l’appréhension lorsqu’on est en haut d’un tremplin ?

On ne peut pas l’éviter ! Il faut se surpasser et mettre en place une routine pour banaliser l’exercice. Alors oui, il se peut qu’un plongeur inexpérimenté fasse des plats - et je peux vous certifier que même au tremplin à 1 mètre c’est particulièrement douloureux -, mais il ne faut pas y songer et remonter aussitôt pour ne pas cogiter !

Quels conseils donnerais-tu aux jeunes plongeurs qui pourraient se décourager ?

Je leur dirais de se montrer patient et de persévérer ! Le plongeon est un sport où il n’y a que la répétition qui fonctionne. Pour réussir parfaitement un plongeon, il est impératif et nécessaire de le répéter des dizaines et des dizaines de fois. On ne peut pas se permettre de baisser les bras quand on nourrit des rêves élevés !