« Compétiteur né » | Fédération Française de Natation
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Mardi 16 Avril 2019 - 12:45

Auteur d’un tonitruant 14’54’’42 dans les séries rapides du 1 500 m nage libre des championnats de France de Rennes, David Aubry ne cachait pas sa joie et sa satisfaction d’être sur le point de décrocher un second ticket pour les Mondiaux de Gwangju en juillet prochain. Il y a quinze jours, le nageur de Philippe Lucas s’est, en effet, qualifié sur le 10 km des championnats du monde sud-coréens en prenant la deuxième place de la coupe d’Europe à Eilat (Israël).

David, que t’inspire cette convaincante entrée en matière ?

Je suis très content d’avoir relevé ce défi…

Lequel ?

Me qualifier sur le 10 km des championnats du monde lors de l’étape de coupe du monde d’Eilat (Israël, fin mars) ainsi que sur le 1 500 m des championnats de France de Rennes. Il restera à prendre l’une des deux premières places demain (mercredi 17 avril), en finale. C’est un défi qui me tenait vraiment à cœur. Ça n’a pas été simple à préparer parce que je me suis blessé à l’épaule il y a un mois et demi (inflammation du subscapulaire). Il a fallu alléger mon programme et faire avec…

Pas simple…

Non, parce que j’ai tendance à me focaliser sur la blessure… En fait, c’est davantage une gêne qu’une douleur, mais je ne pense qu’à ça, ça m’obsède.

(KMSP/Stéphane Kempinaire).

Tu as néanmoins fait preuve d’une véritable force de caractère.

C’est surtout le fruit de mon travail à l’entraînement. Les séances de Philippe (Lucas, son entraîneur à Montpellier, ndlr) sont vraiment difficiles, mais ça vaut le coup de s’accrocher parce qu’au final, je ne suis pas loin de relever le challenge que je m’étais fixé.

Outre la qualification, ton chrono ouvre, en outre, de réelles perspectives.

Oui, 14’54 ça commence à être vraiment intéressant ! Je pense néanmoins que je peux aller encore plus vite. Surtout quand je vois ce que je réalise à l’entraînement.

Peut-on dire qu’aujourd’hui tu incarnes la passerelle qui relie l’eau libre à la natation course ?

Jusqu’à présent, c’était surtout des nageurs de bassin qui venaient se tester en eau libre. Moi, je fais un peu l’inverse. Je suis d’abord et avant tout un nageur d’eau libre, mais j’aime le bassin car je sens que je commence à progresser. Et puis, en eau libre il faut nager de plus en plus vite surtout dans le dernier kilomètre, quand la course commence à s’emballer.

(KMSP/Stéphane Kempinaire).

Qu’est-ce qui te plaît dans le bassin ?

J’ai plus une nage de glisse et j’aime cette sensation. Et puis je suis un compétiteur né. J’adore nager en bassin et sentir que je devance progressivement mes adversaires. Sans compter, comme je l’ai dit précédemment, que nager vite en bassin m’aide en eau libre, ça me permet de mener le peloton, d’accélérer, d’attaquer et de les lâcher au train quand l’occasion se présente.

Entre l’eau libre et la natation course, où va ta préférence ?

J’ai toujours rêvé d’être sacré champion olympique du 10 km (sourire)… mais bon, il faut bien varier les plaisirs et puis je pense avoir la caisse pour faire un beau truc en bassin. En tout cas, Philippe (Lucas) nous entraîne pour relever ce genre de défi.

Recueilli à Rennes par A. C.

Le saviez-vous ?

Les premiers championnats du monde de natation se sont disputés en 1973 à Belgrade
Pour la première fois il y aura une épreuve de duo mixte en natation synchronisée aux championnats du Monde 2015
12,7 millions de français pratiquent la natation en loisir
Le plongeon tricolore n’a ramené qu’une médaille olympique. C’était Mady Moreau en 1952 à Helsinki, qui a terminé deuxième du tremplin à 3 m
Jean Boiteux a remporté le premier titre olympique de la natation française aux Jeux d’Helsinki de 1952  avec 400 m nage libre en 4’30’’07
Les Jeux Olympiques de Barcelone en 1992 sont les premiers depuis Munich en 1972 à se dérouler sans aucun boycott.
Les championnats du monde de Barcelone en 2013 sont les premiers à avoir accueilli des épreuves de High Diving
Le plongeon a intégré le programme olympique dès les Jeux Saint-Louis en 1904
Les relais mixtes apparaissent pour la 1ère fois en compétition officielle lors des champ. d’Europe de Chartres en petit bassin (2012)
Environ, 6 400 bassins existent en France, 650 bassins sont certifiés FFN
Le water-polo a été le premier sport collectif français champion olympique à Paris en 1924. Les Bleus ont battu la Belgique en finale (3-0).
La FINA inaugure les épreuves des duos mixtes en natation synchronisée lors des championnats du monde de 2015 à Kazan.
L’eau libre a fait son apparition aux J.O. en 2008. Seul le 10 km figure, au programme de la plus grande compétition planétaire

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