Quand on aime, on ne compte pas | Fédération Française de Natation
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Jeudi 30 Juillet 2020 - 10:30

Avec plus de vingt courses à leur actif la saison passée, dont les étapes de l’EDF Aqua Challenge de Quiberon, Annecy, Paris, Martigues et Nice, Yannick et Tiffany Grandjean se considèrent comme des accros de l’eau libre. On les a rencontrés à Savines-le-Lac pour les trois coups de l’édition 2020. L’occasion de s’entretenir avec un papa et une fille qui ne comptent ni les kilomètres ni les frais pour assouvir leur passion commune.

Qui a donné le virus à l’autre ?

Yannick Grandjean : C’est moi. Je pratiquais le triathlon depuis un certain temps et l’eau libre me servait de préparation.

Tiffany Grandjean : La première fois que j’ai participé à une course d’eau libre, c’était avec papa. J’avais 10 ans et c’était sur le 1 000 mètres du lac de Paladru.

Et cette première expérience a été une révélation ?

Tiffany : Non, pas vraiment. Je nageais en piscine, mais l’eau libre m’a fait un peu peur au début.

Yannick : C’est vrai qu’au début, elle était un peu déstabilisée par le fait de nager en milieu naturel. Pour ses premières courses, je suis d’ailleurs resté à côté d’elle pour la rassurer. A l’époque, je pouvais encore le faire (rires)

Mais vous avez finalement fini par enchaîner les courses…

Yannick : Pas tout de suite. On y est allé progressivement. D’abord avec une ou deux épreuves par an. Et en augmentant aussi parallèlement les distances, petit à petit. Jusqu’en 2018 où on fait 10 courses.

Tiffany : En 2017, j’ai participé à mes deux premières étapes de Coupe de France. A Annecy sur le 2,4 km, puis à Dijon en septembre sur 7,5 km. C’était la première fois que je me lançais sur une distance aussi longue. L’année suivante, j’ai fait mon premier 10 bornes à Rouen. Malheureusement, je me suis un peu blessée ce jour-là et on a coupé pendant un mois avant d’enchaîner sept courses entre le 4 août et le 1er septembre.

(Photo : Jean-Pierre Chafes)

Et en 2019, on vous voit partout, tous les week-end !

Yannick : Oui (rires)... En début de saison, on avait dans l’idée de faire le circuit « Oceanman », plus abordable pour notre niveau. Puis après la Turquie en mai, l’étape prévue en Roumanie a été annulée. Du coup, on est allé faire le 10 km du lac de Paladru. Au final, j’ai fait 20 étapes de coupe de France et Tiffany, 21. Et on a fini la saison par un Ocean Man… en Thaïlande où Tiffany gagne d’ailleurs le 10 kilomètres !

Tiffany : On n’avait pas de réel objectif au départ. On prenait les courses les unes après les autres. On a commencé à se prendre au jeu et à regarder le classement de la Coupe de France à partir de Quiberon, fin juillet. Et comme les points sont doublés sur les étapes de l’EDF Aqua Challenge, on est allé à Annecy, Martigues, Paris et Nice.

Ça représente beaucoup de temps, beaucoup de kilomètres et beaucoup d’argent !

Yannick : Effectivement ! Moi, je ne prends plus de congés l’été pour pouvoir être en compétition tous les week-ends. Niveau budget : on a calculé que ça représentait, entre les inscriptions et les déplacements, une enveloppe d’environ 8 000€ !

Et le déplacement le plus fou que vous ayez fait, c’est quoi ?

Yannick : L’année dernière, on a enchaîné Sarreguemines le samedi et Sète le dimanche. Avec les trajets aller et retour de chez nous, à Bellegarde, à côté de Genève, ça représente presque 2 000 kilomètres en deux jours !

(Photo : Jean-Pierre Chafes)

Soyons positif, c’est aussi une façon de découvrir la France…

Tiffany : Oui. J’ai quelques notions de géographie maintenant. En fait, je connais surtout les lacs, les rivières et les mers (rires)

Comment s’effectue le choix des étapes ?

Yannick : On essaie de trouver un compromis, un site qui nous plaît à tous les deux.

Tiffany : Ce n’est pas toujours facile. Papa préfère la mer, moi les fleuves.

Qui est aujourd’hui le plus fort ?

Yannick : Tiffany ! Même si j’arrive parfois, selon les circonstances et les distances, à sortir devant elle. En fait, jusqu’à 3 kilomètres, ça va à peu près. Mais quand c’est plus long, je n’arrive pas à lutter (rires)

Recueilli par Jean-Pierre Chafes

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