Malia METELLA

À propos

Fiche d'identité
Nom : 
METELLA
Prénom : 
Malia
Date de naissance : 
Mardi 23 Février 1982
Principaux titres

Jeux olympiques 1 Argent

Ch. du monde grand bassin 1 Argent

Ch. d'Europe grand bassin 3 Or 1 Argent 1 Bronze

Ch. d'Europe petit bassin 2 Or 3 Bronze

Biographie

Malia Metella, la force tranquille

Vice-championne olympique et du monde, triple championne d’Europe, Malia Metella a contribué à l’essor de la natation tricolore avec Laure Manaudou. Si la Guyanaise est restée dans l’ombre de la championne olympique, cela ne l’a pas empêché de marquer de son empreinte sa discipline.

D’une déception à un bonheur immense. En 2004, aux Jeux d’Athènes, Malia Metella est passée par tous les états. Quatrième du 100 m nage libre à trois dixièmes d’une médaille olympique, la Guyanaise a su puiser dans cette désillusion la force nécessaire pour décrocher l’argent du 50 m nage libre deux jours plus tard. « Après mon 100 m, je suis effondrée d’avoir fini quatrième. Je suis déçue, mais en même temps ça me donne la force et l’énergie de rebondir. Après le 100 m, je sais que je vais monter sur le podium du 50 m. Je le sens au fond de moi-même. » Et cette médaille d’argent sonne comme une victoire pour la sprinteuse. « Cet argent, c'est ma médaille d'or à moi ! Pour cette course, j'avais encore la rage de ma récompense perdue sur 100 m. » Une force de caractère qui a jalonné la carrière de la jeune femme. « Même dos au mur, sous la pression, Malia ne flanche pas. C’est vraiment une grande championne, une battante qui ne baisse jamais les bras » confirme Stéphane Lecat, son entraîneur en 2004 avec Jean-Lionel Rey. Une battante qui a insufflé un vent d’optimisme dans la natation française. Avec Laure Manaudou, Malia a constitué un modèle pour toute une génération de nageurs tricolores. Mais la vice-championne olympique préfère se la jouer modeste. « C’est vrai que nous avons certainement provoqué un déclic, mais il faut rester humble. La dynamique était lancée et puis c’est surtout Laure qui a changé les mentalités. Elle a montré que la victoire était envisageable. Elle m’a aidé à y croire ! A Athènes, après son titre sur 400 m, je me suis dit que je pouvais gagner moi-aussi. Et plus tard, ce sont de jeunes nageuses qui sont venues me dire qu’elles s’étaient inspirées de mon parcours. Même Alain Bernard m’a dit qu’il avait puisé de la force dans ma médaille d’argent… » Une force qu’elle a également transmise à son frère, Mehdy, qui se charge désormais de poursuivre la saga Metella.