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Quatre-vingt-neuf centièmes, c’est ce qu’il aura manqué à Jordan Pothain pour réaliser les minimas du 400 m nage libre lors de la première matinée des championnats de France de Saint-Raphaël (22-27 mai). Une déconvenue pour le finaliste olympique de 2016 qui entend cependant rester confiant pour la suite de la compétition.

Jordan, quel est ton ressenti à l’issue de ce 400 m nage libre ?

Je suis très déçu ! L’objectif, c’était la qualification et je pensais vraiment l’avoir dans les pattes. Tous les voyants étaient au vert depuis le retour du FFN Golden Tour de Marseille (début avril). J’avais alors pris le temps de réfléchir et de mettre des mots sur ce qui se passait en compétition. J’ai eu le sentiment que ça m’avait aidé à passer un cap. Résultat, j’ai gagné trois secondes ce matin sur mon meilleur chrono de la saison. Malheureusement, ça n’a pas suffi pour les Euro. Je pense malgré tout que je manque juste d’un peu de temps pour me retrouver et me faire à nouveau confiance. Pour autant, pas question de baisser les bras. Il me reste des courses sur lesquelles me qualifier, notamment le 100 ou le 200 m nage libre.

Qu’est-ce qui te freinait jusqu’alors ?

C’est difficile à expliquer, mais j’ai longtemps eu une sensation de flashback à mi-course… Le 400 mètres est une épreuve éprouvante, même après les trente heures d’entraînement que l’on enchaîne dans la semaine. Ces trois minutes d’effort font extrêmement mal. Le souci, c’est que j’ai l’impression d’avoir accumulé de mauvais souvenirs à force de répéter cette épreuve. Aujourd’hui, je n’ai pas éprouvé cette sensation. C’est déjà une bonne chose.

(KMSP/Stéphane Kempinaire)

Visuellement, on a le sentiment que ta nage est moins fluide après 200 mètres de course.

Je n’ai jamais été un grand finisher, mais aujourd’hui cette tendance naturelle à vouloir accélérer me dessert car j’ai du mal à rester relâché. Aujourd’hui, il est évident que ma fin de course n’a pas été satisfaisante.

Il s’agit bien d’un « blocage » mental et non psychologique.

Oui, vraiment ! Cette saison, c’est le truc qui m’a freiné en seconde partie de course. Aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir vaincu cet obstacle. C’est une victoire, pour moi, même si l’objectif était bien évidemment de se qualifier pour les championnats d’Europe de Glasgow, cet été.

Recueilli par A. C. à Saint-Raphaël

 

 

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