Les meilleurs nageurs de l’Hexagone ont rendez-vous, du samedi 27 juin au jeudi 2 juillet, à Saint-Etienne (Loire) pour leurs championnats de France. Un événement habituel mais qui revêt une importance encore plus particulière, étant qualificatif pour les Championnats d’Europe de Paris 2026, cet été. À noter que, tous les matins, la Fédération française de natation proposera sur sa chaine YouTube : « La Quotidienne – l’émission », avec les meilleures images de la veille et les réactions des qualifiés.

 

Le retour de Léon Marchand et un programme en suspens

S’il est une information qui a aidé l’organisateur stéphanois à « sold out » ses tickets en très peu de temps et sur toutes les journées de compétition, c’est peut-être celle-ci. Léon Marchand, quadruple champion olympique, septuple champion du monde et double recordman du monde (en grand bassin), fera son grand retour en France à l’occasion de ces championnats. Le Toulousain n’avait plus concouru en France depuis… les Jeux olympiques de Paris 2024. De quoi rappeler des bons souvenirs à tous. Aussi se pourrait-il que son programme ressemble grandement à celui qui l’avait consacré devant une Paris La Défense Arena en fusion, soit les 200 et 400 m 4 nages, ainsi que les 200 m papillon et brasse. 

Cependant, celui qui est revenu en France peu avant la mi-juin pour s’entraîner à l’INSEP, se réserve le choix de ses nouvelles ambitions, soit supprimer l’une de ses épreuves phares, pour laisser place à une épreuve de nage libre, notamment le 400 m. Ce sera là, à Saint-Etienne, l’une des principales informations à suivre, car il s’agira très probablement du même programme qu’il nagera devant le Centre aquatique olympique cet été, du 10 au 16 août pour la natation course.

 

L’absence de Maxime Grousset, blessé

Lui n’aura pas la chance de voir les tribunes de la piscine olympique Raymond Sommet pleine à craquer. La faute à une fracture du deuxième métatarse du pied gauche à deux semaines des championnats, Maxime Grousset a dû déclarer forfait pour l’événement. Un énorme coup dur, pour lui déjà qui ne pourra à cette occasion pas briguer une place pour les championnats d’Europe, mais surtout pour le spectacle. Car si le Néo-calédonien est aligné, vous avez la garantie de le voir quasiment tous les jours, lui qui nage les 50 et 100 m en nage libre et en papillon. Le triple champion du monde, doublement en titre sur 50 et 100 m papillon lors des derniers Mondiaux à Singapour, doit observer une période de repos et, à ce moment, ne pourrait donc pas se qualifier pour représenter les Bleus aux Euros de Paris dans quelques semaines.

 

De nouveaux Bleus en perspective ?

Qui dit championnats d’Europe, dit plus de qualifiés. Toutes les nations peuvent qualifier jusqu’à quatre nageurs par épreuve, donc arrivent avec un contingent souvent impressionnant. Pour l’équipe de France, l’on pourrait imaginer, relais compris, une délégation d’une bonne trentaine d’athlètes, comme cela avait été le cas à Rome, en 2022, derniers véritables championnats d’Europe pour l’équipe de France de natation course. Ce nombre de qualifiés possiblement plus important, doit être l’opportunité pour ceux qui frôlent cette équipe de France A, ou aux jeunes qui montent, de franchir ce cap. Si Sauveur Cristofini, porte-étendard de la nouvelle génération de l’équipe de France, a déjà connu la saveur bleue aux Euros petit bassin de Lublin, en décembre dernier, nombre de ses compatriotes voudront le rejoindre. À noter d’ailleurs que, lors des championnats de France juniors, le protégé de Philippe Lucas (sur 200 m nage libre) et deux autres athlètes – mais absents des championnats, en raison des Euros juniors une semaine après –, Jeanne Lechevalier (sur 50 m dos) et Nathan Muratory (sur 50 et 200 m dos), ont déjà établi des temps de qualification pour les Euros de Paris. Encore faut-il que quatre nageurs n’aillent pas plus vite qu’eux à Saint-Etienne.

Parmi les noms à citer, il y a forcément les dossistes français qui se tirent la bourre, comme Jules André et Mathys Chouchaoui, qui ont déjà nagé proches ou en dessous des temps demandés, ou encore des médaillés en juniors pour le relais 4x200 m, comme Néo Dutriaux, Simon Meubry, ou encore Gabriel Crassard. Chez les filles, les dossistes Bertille Cousson et Lou-Anne Guiton seront également à suivre, notamment sur le 200 m, tout comme Maeline Bessard sur cette même distance mais en nage libre.

 

Une densité féminine à affirmer

Au niveau du contingent féminin, l’heure est à la confirmation et la densification à deux ans des Jeux olympiques de Los Angeles. Étape clé dans la construction de l’olympiade, ces Euros de Paris 2026 devraient faire apparaître autant de nouveaux visages qu’ils valideront les cadors pour les deux années suivantes. Ce qui pourrait être le cas de Béryl Gastaldello, actuelle capitaine de l’équipe de France et inextricable des finales mondiales – et olympiques, deux fois à Paris – depuis des années. Paraissant intouchable sur ses 50 et 100 m nage libre, elle pourrait aussi se batailler sur 100 m dos, avec une autre habituée des Bleus, Pauline Mahieu, mais aussi la jeune Mary-Ambre Moluh (20 ans), qui semble désormais plus que prête à s’affirmer comme la meilleure, étant donné ses récents temps (deuxième meilleure performance française de l’histoire sur 100 m dos, en 59"01 le 7 juin dernier). Une densité du dos féminin français qui n’est plus à prouver, surtout si l’on y ajoute Analia Pigrée sur 50 m dos, championne d’Europe en 2022 qui voudra reconquérir ce titre. Ces championnats de France pourraient aussi marquer le retour en Bleus de Mélanie Henique, triple vice-championne du monde du 50 m papillon, qui s’entraîne en Suède depuis maintenant deux ans, et qui n’a plus connu la vie en Bleus depuis les Mondiaux petit bassin de Budapest, en décembre 2024.

Et comment ne pas évoquer Marie Wattel. En équipe de France depuis 2015, elle a rejoint les Etats-Unis et l’Arizona pour s’entraîner et donner un nouvel élan à sa carrière. Sereine et affûtée, la vice-championne du monde 2022 du 100 m papillon pourrait bien retrouver des standards élevés à Sainté. Un air de rédemption comme pour Cyrielle Duhamel, qui avait vu l’an passé un virus la priver des Mondiaux de Singapour, puis l’handicaper de longs mois, mais qui pourrait voir la quatre-nageuse et brasseuse comme l’une des grandes dames de ces championnats stéphanois. Aussi, seront attendues les jeunes comme la crawleuse Albane Cachot, championne d’Europe juniors du 100 m nage libre et déjà médaillée en relais aux derniers Mondiaux, mais aussi Lilou Ressencourt, papilloneuse des Bleus depuis les Jeux et qui semble avoir franchi un cap aux Etats-Unis.

 

Les infos pratiques

Dates : du samedi 27 juin au jeudi 2 juillet

Lieu : Piscine Raymond Sommet, Saint-Etienne

Diffusion : France Télévisions et beIn Sports, tous les soirs à partir de 18h

Pour suivre au mieux la semaine : la chaine YouTube de la FFN qui vous proposera une émission quotidienne avec les qualifiés et ses réseaux sociaux

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