Première soirée de natation course et le Centre Aquatique Olympique de la Métropole du Grand Paris a déjà tremblé. Les nageurs français ont décroché une première médaille avec l'argent du 4x200 m nage libre sous l'impulsion d'un Léon Marchand stratosphérique (1'43''76). Maxime Grousset est passé en finale du 50 m papillon, comme Marie Wattel et Béryl Gastaldello sur 100 m nage libre et Pauline Mahieu sur 200 m dos. 

Nikita Baez, 16ème temps des demi-finales du 50 m papillon (23’’35) : L’engagement était le même que ce matin. Je me sentais mieux mais ce n’est pas toujours une question de sensation. Il faut être au niveau au bon moment. J’ai fait des ajustements un peu tardifs. L’expérimentation tombe maintenant, ce qui n’est pas idéal mais je suis persuadé que ça me servira pour les saisons prochaines. Au moins, je sais à quoi m’attendre pour les séries du 50 m nage libre et pour les demis et les finales si affinités. Je suis quand même content d’avoir disputé ce 50 m papillon même s’il n’est pas à la hauteur de mes attentes. 

Nikita

Photo: Lionel Hahn


Maxime Grousset, 2ème temps des demi-finales du 50 m papillon (22’’49) : C’était très bien dans l’ensemble. Il va falloir que je regarde mon chrono sur le premier 15 m. Je pense que ça doit être comme ce matin. On a l’impression que je suis très lent mais je pense que c’est parce que Kornev a été très rapide. Heureusement que mon point fort c’est la nage. Ça me permet de revenir sur lui, mais pas assez. Il va falloir que je trouve quelque chose en plus et j’imagine que pour gagner il va falloir faire le record du monde. Ça va être intéressant. J’étais un petit peu moins relâché que ce matin. J’y ai mis un peu plus d’énergie et en même temps quand je touche, je ne suis pas fatigué. Dans l’ensemble c’est la même chose et d’ailleurs c’est le même chrono. 

Maxime

Photo : Lionel Hahn


Béryl Gastaldello, 7ème temps des demi-finales du 100 m nage libre (53’’58): J’aurais voulu aller plus vite. Dans l’intention c’était plus rapide que d’habitude et d’ailleurs c’est mon meilleur temps au passage au 50 m. Je l’ai senti au retour, ça faisait un peu mal. Je suis contente de passer en finale. Le niveau est élevé et avec Marie on a été au rendez-vous. On va les prendre en sandwich demain (rires). J’ai kiffé l’ambiance, je veux aller en finale à chaque course ! Ça donne de la force. Je n’étais pas au top physiquement. Je vais récupérer au maximum en espérant avoir un pic de forme au bon moment.

Béryl

Photo : Lionel Hahn


Marie Wattel, 6ème temps des demi-finales du 100 m nage libre (53’’53) : Ça fait plaisir. C’est un beau chrono. Je suis contente de faire partie d’une telle finale. C’est un niveau mondial. Ça fait plaisir. Je me rappelle qu’en 2022 et 2023 je suis rentrée en finale des Monde avec des chronos moins rapides. Je suis contente de faire partie de cette finale du 100 m. Je n’étais pas censée faire cette course au vu de mon programme. J’ai changé d’avis il y a trois jours et j’en suis ravie. J’ai changé d’avis parce que j’ai regardé les rankings et ça me donnait envie de faire la course avec ces filles-là. C’était un choix stratégique. Je vais essayer de grappiller encore demain mais je suis déjà très contente de mon niveau. 

Marie

Photo : Lionel Hahn


Jeanne Lechevalier, 10ème temps des demi-finales du 200 m dos (2’11’’15): C’était un peu difficile sur la fin de course parce que je suis partie vite. C’était la stratégie. Je dispute mes premiers championnats, c’était ma première demi-finale et c’est déjà incroyable que je sois là à mon âge. Partir vite, ça ne me faisait rien perdre du tout. J’avais tout à gagner. J’ai tenté, je ne suis pas revenue mais je sais que j’ai cet axe à travailler pour l’année prochaine. Il y avait un bruit incroyable. C’était une magnifique expérience et j’espère revivre cela sur le 50 m dos. 

Jeanne

Photo: Lionel Hahn


Pauline Mahieu, 4ème temps des demi-finales du 200 m dos (2’09’’20) : Je n’ai pas du tout eu mal. J’ai vraiment relâché à la fin. J’aurais pu claquer un gros chrono mais j’ai voulu profiter. Je suis partie comme je le voulais et après j’ai géré la fin de course. L’objectif était de prendre un maximum de plaisir. Il faudra essayer de profiter aussi demain mais ça va être difficile d’être aussi relâchée c’est sûr. Le bruit est vraiment impressionnant. Je suis dans l’instant présent et j’en profite. Je ne vais pas forcément revivre ces moments-là à domicile et c’est trop bien. Tous mes 200 m étaient compliqués cette année. J’ai beaucoup travaillé et ça ne s’est pas forcément vu dans les résultats. Peut-être qu’il y avait trop de prises de tête. Aujourd’hui je voulais juste me faire plaisir. 

Pauline

Photo: Lionel Hahn


Carl Aitkaci, 14ème temps des demi-finales du 100 m brasse (59’’91): Je fais quasiment le même temps que ce matin. Je pense que j’ai fait la bonne course. Aujourd’hui j’étais à mon 100%. Je suis un peu déçu parce qu’à la vue des performances que j’avais réalisées à Saint-Etienne, j’avais les moyens de faire mieux ce soir et de passer en finale. C’est déjà une belle demi et ma cinquième fois sous la minute. Je suis quand même content. C’est super intéressant. J’ai changé de structure il y a deux ans. Je m’habitue encore et il va falloir encore passer un cap pour entrer dans les finales. Quand ils ont cité mon nom, le bruit m’a donné envie de nager. Un peu de frustration mais je suis content et j’ai encore de belles choses à faire cette semaine. 

Carl

Photo: Lionel Hahn


Relais 4x200 m nage libre : médaille d’argent en 7’02’’23 (nouveau record de France)

relais 4x200

Photo: Lionel Hahn


Léon Marchand (1’43’’76) : J’ai essayé de faire la meilleure course possible. Je fais un super chrono et derrière le relais est monstrueux. J’étais hyper content des trois et de Néo ce matin. Une belle course à la ligne d’eau numéro 1. On fait une médailler. C’est un relais qu’on a rêvé de faire avec Roman depuis des années. C’est trop bien. C’est ma première médaille européenne et en équipe en plus donc c’est encore plus beau. J’avais un peu de stress avant la finale parce que c’est la première fois que je pars premier relayeur. Je ne savais pas trop où j’en étais et forcément ça m’a rassuré. 


Pierre Largeron  (1’47’’44) : Je me dis que Léon a fait un gros boulot. On est premiers avec de l’avance. Ça met la pression mais j’essaie de ne pas trop y penser. J’étais le mec en dessous dans le relais mais je me devais de tenir et de ne pas lâcher. J’ai rentré la tête, j’ai vu que je touchais troisième et j’étais content. Ça fait mal sur le moment mais la douleur est vite partie quand j’ai vu qu’on était deuxièmes. J’étais à fond quand Roman était dans l’eau. Il a fait un énorme dernier 50 m. Les anciens nous ont beaucoup parlé. Roman est venu me voir. Il m’a dit qu’on était en France, que ça allait faire encore plus de bruit que ce matin. Il ne fallait pas se laisser embarquer par ça et rester dans la course. Léon, il impressionne tout le monde.

Sauveur Cristofini (1’45’’28) : Avec l’ambiance, c’était un truc de dingue. Ça nous a énormément aidé. On a fait notre course ligne 1. Je voyais un peu les lignes du milieu et j’ai essayé de garder notre place. J’ai tout donné et je me suis éclaté. Cette médaille représente notre travail d’équipe et tout le travail réalisé cette année. Je pense que j’ai pris de l’expérience au contact de Léon à Marseille et après à Vichy. 


Roman Fuchs (1’45’’75) : Le public était là pour nous encourager. C’est incroyable de les avoir derrière nous. Je suis super fier de ce qu’on a fait et j’espère qu’on va poursuivre sur cette lancée. J’ai essayé de faire en sorte que toute cette énergie me serve. C’était incroyable ce relais. 
 

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