C'était une matinée plus calme pour les Bleus, mais qui n'a pas empêché à certains de briller. Sur 200 m nage libre d'abord, en série des championnats d'Europe de Paris 2026, ce jeudi 16 août, Sauveur Cristofini a amélioré sa meilleure marque personnelle en signant le troisième temps, se rapprochant à un dixième de la MPF18, à seulement 16 ans. Roman Fuchs a aussi assuré sa qualification en demi-finale, passant avec le 13e temps. Plus tard, Yohann Ndoye Brouard a validé son ticket pour la demie du 50 m dos, avec le onzième temps. En revanche, Marie Wattel sur 100 m papillon et Mewen Tomac sur 50 m dos, s'arrêtent dès les séries.

 

Sauveur Cristofini, 3e temps des séries du 200 m nage libre (1’45"93) :

« J'étais super bien dans l'eau, surtout que je fais un bon deuxième 100 m. Je me sentais bien à l'échauffement donc c'est cool que je puisse nager vite dès le matin comme ça. Je savais que j'allais toucher devant, mais c'était surtout faire attention aux lignes opposées que je ne pouvais pas les voir, donc je préférais ne pas prendre de risques. Les deux jours après le relais, j'ai essayé de rester dans le rythme donc j'ai nagé deux fois mardi. J'ai bien remonté en volume, et deux fois hier pour rester dans le rythme et pour être prêt dès le matin. Donc je pense que j'ai bien géré ça. J'espère passer en finale et refaire mon meilleur temps. »

 

Roman Fuchs, 13ème temps des séries du 200 m nage libre, qualifié pour les demi-finales (1’46’’83) : 

« Je visais mon record ce matin (1’46’’11) et je pensais que ce serait plus difficile de passer en demi-finale avec les résultats qu’il y a en crawl depuis le début de la compétition. Je suis très content de pouvoir participer à ma première demi-finale en individuel. Mon objectif est d’atteindre la finale. Il faut aller chercher au moins cinq places et mon meilleur temps. Je suis parti assez vite et je fais 1’46’’8, c’est un de mes meilleurs temps le matin. Je pense qu’avec l’énergie du public je vais pouvoir aller chercher mieux et il faudra ça pour passer en finale. »

 

Yohann Ndoye Brouard, 11e temps des séries du 50 m dos (24"65) :

« Je n'ai pas très bien vu au départ donc j'avais un peu peur et 11e avec 24"6, c'est très rapide. Je pensais qu'il faudrait nager moins de 24"8 donc ça va vite devant. Il va falloir aller chercher la finale ce soir, ça va être encore compliqué, mais je pense pouvoir le faire. Bien sûr que j’ai des ambitions sur ce 50 m. C'est marrant parce que les chambres d’appel ne sont pas pareilles que sur le 200. Il y a des nageurs complètement différents, qui sont vraiment des sprinters purs. Donc pour nous qui allons jusqu'au 200, c'est compliqué de trouver les trois rythmiques sur une même semaine. Mais voilà c'est de bon augure pour le 100 m et il faut que je gagne en vitesse justement si je veux m'approcher des meilleurs, il faut bien. Après le 200 m, ça m'a remis un petit coup après les demies, mais bon c'est le sport, c'est comme ça. Donc je me re-focus maintenant sur ce que je peux maîtriser, c'est-à-dire le 50 m et le 100 m, voire le relais. Je pense qu'on a encore de bonnes choses à faire dessus. 1’55"9 pour un temps du matin c'est très bien donc je sais que je suis en forme, je sais que je peux m'appuyer là-dessus et que la prépa était bonne, donc ça m'a mis en confiance, même si ça ne passe pas. »

 

Marie Wattel, 28ème temps des séries du 100 m papillon (59’’62) : 

« Je n’ai plus rien. Je suis dégoûtée parce que ce n’est pas ce que je vaux et ce que je fais à l’entraînement. C’était trop pour moi ce programme. Je suis déçue parce que je suis cuite et je ne peux pas m’exprimer comme je le veux. »

 

Mewen Tomac, 19ème des séries du 50 m dos (24’’94) :

« C’était plutôt bien. Mon objectif était de me rapprocher de mon meilleur temps, c’est ce que j’ai fait. Ce n’est pas la course que je maitrise le mieux. Je ne suis pas déçu pour un matin et ça va me laisser plus de temps pour récupérer avant le 100 m dos. Je garde le rythme. Je ne m’attendais pas à faire des choses grandioses sur ce 50 m dos. »

 

À Saint-Denis, Louis Delvinquière et Jonathan Cohen

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