Quelle soirée au Centre Aquatique Olympique de la Métropole du Grand Paris ! Les Bleus ont électrisé un public qui était déjà en folie avant même le début de la session. Les deux premières finales de la soirée ont offert deux médailles à la délégation tricolore avec le bronze de Pauline Mahieu sur 200 m dos et l'argent de Maxime Grousset sur 50 m papillon. En fin de session, le relais 4x100 m 4 nages mixte a terminé le travail en apportant le premier titre européen au clan français dans ces championnats d'Europe. 

Pauline Mahieu, médaillée de bronze du 200 m dos (2’08’’63) : C’est beaucoup de bonheur et de soulagement. Après l’année difficile que j’ai vécue, j’ai l’impression de rendre la pareille au public et à tout ce qu’il donne. Je ne pensais pas vivre ça un jour. C’est vraiment fort comme émotion. Ils ont une énergie de dingue. Je vois mes grands-parents là-haut qui sont comme des fous, c’est beaucoup de choses. Quand j’entendais les gens crier mon prénom je me suis dit que je devais me calmer. Je pense que je suis partie un peu vite sur le premier 50 m mais je m’en fichais parce que je voulais juste me faire plaisir et faire plaisir aux gens. Le chrono n’est pas important. Je suis sur le podium et les meilleurs temps j’irai les chercher ailleurs. Seules les émotions comptaient. Toute l’année mes temps étaient catastrophiques sur 200 m dos. Il y a eu beaucoup de changements pour moi cette année. Humainement je suis contente de l’avoir fait. J’ai appris beaucoup de choses au Canada mais les allers-retours n’ont pas été simples comme l’éloignement avec mon copain. Je suis contente de l’avoir fait. 

Pauline Mahieu

Photo: Lionel Hahn


Béryl Gastaldello, 8ème de la finale du 100 m nage libre (53’’91) : Ce n’est pas ce que j’espérais. J’ai voulu pousser les coulées. Ça m’a coûté mais c’était une expérience. J’ai mis une ondulation en plus aux 15 mètres et j’en ai mis deux ou trois en plus après en appuyant très fort. Ça n’a pas suivi derrière mais il fallait prendre des risques. Je suis contente parce que j’ai essayé des choses différentes. Être dernière ce n’est pas plaisant mais j’ai tenté. Il reste cinq jours de compétition et j’espère que je vais pouvoir monter en puissance. 

Beryl

Photo: Lionel Hahn


Mewen Tomac, 10ème temps des demi-finales du 200 m dos (1’55’’95): Je suis déçu parce qu’avec ma course de ce matin, je visais mieux que ça. Dans la course, j’ai l’impression de nager comme ce matin mais je suis déçu. On ambitionnait mieux avec Nathan. C’est le danger d’être forts en dos en France. On est obligés de nager vite dès le matin. Je ne pense pas que ça nous ait aidé cette après-midi avec Nathan. Ça prend du jus. Mais c’est le jeu aux Euros. 

Mewen

Photo : Lionel Hahn


Nathan Muratory, 9ème des demi-finales du 200 m dos (1’55’’94): C’était dur. J’ai senti que ce matin ça m’avait fait vraiment mal. Je savais que ce serait compliqué mais j’ai tout donné quand même. Je suis un peu dégoûté de manquer la finale pour quelques centièmes mais ça va beaucoup m’aider pour la suite de ma carrière d’avoir disputé ce genre de courses. J’engrange de l’expérience. C’est encore autre chose par rapport aux compétitions juniors. Ce matin c’était super et je vais garder le positif. 

Muratory

Photo: Lionel Hahn


Albane Cachot, 10ème des demi-finales du 50 m papillon (25’’97) : Je suis super contente même si j’avais la finale en tête. J’aurais bien aimé la faire. Mais ça me va bien de nager sous les 26 secondes, c’est ce que je voulais. C’était top de pouvoir nager dans cette piscine avec tout le public qui criait mon nom. C’était ma toute première en individuel avec l’équipe de France. C’est trop bien. J’aurais bien aimé nager à côté de Sarah (Sjöström) mais ce sera pour une prochaine fois. Je me suis amusée, c’est le principal. 

Cachot

Photo: Lionel Hahn


Relais 4x100 m 4 nages mixte, champion d’Europe (3’39’’64) avec Mary-Ambre Moluh, Carl Aitkaci, Amaury Albar, Maxime Grousset, Albane Cachot et Marie Wattel

Relais

Photo: Lionel Hahn


Mary-Ambre Moluh (57’’99, record d’Europe du 100 m dos) : Je suis super contente. J’ai vu le temps et je savais que ça nous positionnait bien au niveau du relais. Il fallait que je donne le meilleur de moi-même pour qu’on décroche cette médaille d’or. Je suis ravie. J’ai fait ma propre course parce qu’il y avait les garçons à côté. Maintenant, je vais prendre chaque jour comme il vient et ne pas trop penser au reste de la semaine. 


Carl Aitkaci (59’’05) : C’est incroyable. Je ne m’en rends pas encore compte mais je pense que ce soir je vais réaliser en rentrant à l’hôtel. Je tiens à remercier Amaury et Albane qui ont nagé ce matin. Ce soir on avait le meilleur relais possible. On avait bien travaillé les prises de relais. La brasse c’est la meilleure nage pour entendre les encouragements. C’est fou. J’ai commencé par deux 100 m brasse. J’en suis déjà à quatre. Je monte en puissance. L’entraînement sert à ça. Je vais récupérer avant le 50 m brasse de vendredi. On a encore deux ans pour progresser sur ce relais pour être meilleurs aux JO de Los Angeles. 


Marie Wattel (52’’94 et 53''52 en finale du 100 m nage libre 6ème) : C’est incroyable. Je ressentais pas mal de pression mais j’ai essayé de me nourrir de cette énergie. Je n’en n’avais plus beaucoup après la finale du 100 m en individuel. Je me suis nourrie du public et des trois nageurs d’avant qui ont fait un travail exceptionnel. J’ai déroulé dans la douleur. Ce sont des moments spéciaux et rares et il faut les garder près de soi. Je savais ce qu’allait faire Marrit (Steenbergen). C’est incroyable ce qu’elle fait. Je ne voyais pas grand-chose mais je n’ai rien lâché. Chaque course est spéciale. J’ai eu la chance de vivre des Marseillaises avec l’équipe de France. Je sais à quel point c’est spécial et j’avais envie de revivre ça avec l’équipe à la maison. 


Maxime Grousset (49’’66 en relais et 22’’54 en finale du 50 m papillon où il est vice-champion d’Europe) : C’était une belle soirée, remplie d’émotions. Il va falloir bien récupérer parce qu’il me reste beaucoup de courses. Quand je suis parti, je savais que j’allais remonter. Mary-Ambre a fait une magnifique course, Carl aussi et je savais que j’étais bien lancé. La médaille du 50 m papillon est très belle parce que j’ai pu célébrer avec tout le public pour moi tout seul. Elle vaut de l’or quelque part. C’est une revanche sur les JO de Paris. Elle m’a procuré beaucoup d’émotions. 
 

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