Les Français sont en grande forme sur ces championnats d'Europe parisiens. Pour cette deuxième matinée de natation course, mardi 11 août, les Bleus ont quasiment tous été reçus et ont validé leur ticket pour la suite de la compétition. Sauf, évidemment, le 200 m dos qui, avec quatre Tricolores en lice, n'a vu se qualifier que les deux meilleurs d'entre eux, parmi lesquels Nathan Muratory, meilleur temps des séries et auteur d'un nouveau record du monde juniors. Le récent champion d'Europe juniors de la spécialité sera accompagné par Mewen Tomac. Ça ne passe donc pas pour Yohann Ndoye Brouard et Antoine Herlem. Albane Cachot a de son côté vécu une belle matinée, autrice du huitième temps des séries du 50 m papillon et dernière relayeuse d'un beau 4x100 m 4 nages mixte, deuxième temps. Découvrez les réactions des nageurs français de la matinée.
Albane Cachot, 8e temps des séries du 50 m papillon (26"06) et qualifiée avec le relais 4x100 m 4 nages mixte (53"89) :
« Ah oui je ne m'attendais pas du tout à faire faire huitième au 50 pap, je ne pensais même pas aux demies. Donc je suis trop contente et puis après faire un relais comme ça avec les gens avec qui je m'entraîne depuis deux ans, c'est trop génial. J'ai pris trop de plaisir à faire tout ce que j'ai fait ce matin donc c'est trop bien. C’est bon là je suis lancée et j'ai trop hâte de cet après-midi, demain et même après demain Je n’ai qu'une envie c'est d'aller en finale, donc je vais passer les tours et je vais essayer de faire mieux que ce matin en améliorant les petits trucs que j'ai à améliorer, puis on verra bien. Step by step. »
Roman Fuchs, 59e temps des séries du 100 m nage libre (49"81) :
« Il y a beaucoup de choses qui se sont passées, c’était assez long après la course d’hier, j'ai fait de mon mieux pour récupérer et là, ce matin ce n'est pas ce que j'espérais. Ce n’était pas mon objectif ce 100 m, mais ça restait un bon moyen de rester dans la compétition. Je suis un peu déçu par le résultat quand même. Maintenant il faut se remobiliser pour jeudi et le 200 m en individuel. C’était un bon moyen pour ne pas avoir trop de jours de repos à rien faire, rester un peu activé. Ce n'est pas une réussite, mais bon c'est comme ça que l'on apprend. »
Antoine Herlem, 13ème des séries du 200 m dos (1’56’’99) :
"Je me sentais bien ce matin. Ça fait un moment qu’on nage les uns contre les autres avec ces gars-là. C’était un peu une finale de championnats de France aujourd’hui. Malheureusement ça n’a pas joué en ma faveur mais ça fait partie du jeu, on connaît les règles dès le début. Je voulais faire un gros deuxième 100 m comme à mon habitude tout en essayant de partir plus vite. J’ai bien réussi à le faire et je suis content d’avoir pu mettre ça en place ce matin. C’est mon meilleur temps de la saison."
Yohann Ndoye Brouard, 5ème des séries du 200 m dos (1’55’’91) :
"Je suis forcément déçu. Je ne fais pas une course à fond, j’en ai encore dans les jambes, mais je pensais que de nager moins d’1’56, ce serait suffisant. J’ai sous-estimé mes adversaires. Ça m’apprendra. C’est dommage parce que je voulais vraiment monter sur la boîte sur ce 200 m dos. Les autres ont montré qu’ils étaient aussi capables de le faire. C’est le sport et je suis content que le dos français soit à ce niveau-là. Je suis parti premier français et forcément si j’avais su qu’il fallait nager moins d’1’55 pour passer, j’aurais fait une autre course. Je me suis trompé ce matin. Je suis surpris du niveau de Nathan parce qu’il dispute ses premiers championnats et il se comporte en patron. Il montre que c’est le meilleur européen ce matin à seulement 18 ans. C’est costaud. Félicitations à lui. Je vais bien récupérer et relever la tête pour les prochaines courses."
Mewen Tomac, 2ème des séries du 200 m dos (1’55’’14), qualifié pour les demi-finales :
"J’avais vu les temps de Yohann et Antoine avant de partir. Je savais ce qui fallait faire. Je voulais nager plus vite que Yohann pour être sûr de passer. Je me suis laisser aller et j’ai plutôt bien géré la course. Je suis content. Je réalise mon meilleur temps dès le matin. Ce n’est jamais facile de nager vite le matin et on avait la pression parce qu’on était quatre. Je suis content de moi. Je n’étais pas si serein parce que j’ai eu une année compliquée. Je me suis surpris ce matin. J’ai réussi à me lâcher. Je ne pensais pas que Nathan nagerait si vite. Il est fort !"
Nathan Muratory, 1er des séries du 200 m dos (1’54’’87 record du monde juniors), qualifié pour les demi-finales :
"Je savais que ça allait être dur mais j’ai tout donné, j’y ai cru et ça l’a fait. C’est incroyable de vivre ça ici à Paris. Ça fait quelque chose. On savait qu’on allait tous essayer de nager fort dès le matin. Je ne réalise pas encore je pense, j’ai encore mal. J’ai tout donné, il fallait que ça passe. Je voulais vivre quelque chose comme ça ici. Vivre une demi-finale et j’espère une finale. Ce n’est que le début. Je ne pensais pas battre le record du monde juniors, c’est incroyable. Mon nom est inscrit quelque part. Ça valait le coup de venir."
Relais 4x100 m 4 nages mixte, 2e temps des séries (3’44"27) :
Mary-Ambre Moluh (59"09) : « C’était un super relais. Pour Amaury et moi, c’était notre première course et moi, donc on voulait un peu se mettre dans le bain. Je pense que c'est bien réussi, on a fait un beau chrono avec l'équipe donc c’est top. Je suis très contente de mon temps, c'est vrai que c'est une course un petit peu étrange avec à droite, un mec, un autre à ma gauche, donc c'était un petit peu compliqué de prendre des repères, mais ça s'est bien passé. C'est mon meilleur temps du matin, proche de passer sous les 59. On ne vient pas pour perdre, donc voilà je ne vais pas en dire plus mais une médaille ce serait… on va tout faire pour en tout cas, mais une médaille ce serait déjà le top. »
Carl Aitkaci (59"42) : « J'ai fait une bonne perf. Je suis vraiment content et puis on a tous fait une belle course et quand on voit le résultat, on est deuxièmes, je suis vraiment content pour ce soir car on sera bien placés et c'est super de pouvoir partager ça avec Albane, et Amaury pour qui ce sont les premiers championnats, donc c'est vraiment kiffant. L’ambiance m’a rappelé Léon au 400 m 4 nages, il y a deux ans à Paris et ça booste encore plus sur les derniers mètres. »
Amaury Albar (51"87) : « Je l'ai super bien senti, c'était assez compliqué de savoir me placer dans le relais parce que on n’est pas tous partis en même temps. Et franchement c'était une expérience de malade, même moi j'entendais le public quand je respirais en pap et pour des premiers championnats, c'était incroyable franchement. J'essaie de ne pas trop regarder à côté quand même pour rester focus sur ma course, mais je sentais que j'étais en train de les rattraper. Et puis le public était encore chaud hier soir, donc franchement c'était dingue. »
À Paris, Louis Delvinquière et Jonathan Cohen