Ce samedi soir, les spectateurs présents au Centre Aquatique Olympique de la Métropole du Grand Paris ont assisté à une soirée de légende. En ouverture de session, Florent Manaudou accompagné de ses proches, a célébré la fin de sa carrière avec le public français. Quelques minutes plus tard, Léon Marchand a remporté son premier titre européen en s’imposant sur 200 m papillon. Mary-Ambre Moluh a ensuite amélioré son record d’Europe du 100 m dos et remporté cette course devant Marrit Steenbergen et sa compatriote Pauline Mahieu.


Léon Marchand, champion d’Europe du 200 m papillon (1’51’’72) : J’ai passé un super moment. J’étais au coude à coude avec Hubert (Kos), mon partenaire d’entraînement, sur la première partie de course. Il y avait une ambiance de dingue dans la piscine, c’est un moment dont je vais me souvenir. Je sais qu’il part très vite Hubert, je le vois tous les jours à l’entraînement. On fait une belle course et c’était sympa de faire une finale internationale avec lui. Le temps est bon, je suis content. Le dernier 50 m était vraiment bien, je pense l’un de mes meilleurs depuis bien longtemps. Ça veut aussi dire que j’aurais peut-être pu partir plus vite. Il y a du bon et du moins bon mais je prendrai le temps d’analyser tout ça. Le plus important c’était de gagner ce soir. C’est mon premier titre européen. J’en suis fier de le remporter ici à Paris. Je suis content de m’être accroché pour venir sur cette compétition. Je suis fier de moi. La Marseillaise c’était incroyable. J’ai vécu un moment de fou. Toute la piscine résonnait. 

Marchand

Photo: Lionel Hahn


Béryl Gastaldello, 8ème de la finale du 50 m nage libre (24’’73) : Ça va plus vite qu’aux JO ! C’est super de faire partie d’une finale d’un tel niveau. Je manquais un peu d’influx malheureusement. J’ai fait deux finales européennes, j’évolue à mon meilleur niveau et après tout ce que j’ai vécu c’est vraiment bien et c’est déjà une belle victoire. J’ai eu des problèmes de santé un peu important et j’ai tout mis en place autour de moi pour me remettre d’aplomb. Je suis déjà satisfaite de ça et il ne faut pas oublier d’où je viens. 

Gastaldello

Photo: Lionel Hahn


Maxime Grousset, 9ème des demi-finales du 50 m nage libre (21’’76) : Ce n’est pas passé pour moi cette fois. C’est dur parce que j’étais content de cette course. Je sentais que je pouvais faire mieux demain mais c’est le jeu. C’est très dense. Ils font tous 21’’6-21’’7. L’enchaînement commence à peser mais je sentais un rebond. J’étais content de nager deux dixièmes de moins que ce matin mais ça n’a pas suffi. Je vais pouvoir me concentrer sur le relais 4x100 m 4 nages si jamais j’y participe.

Grousset 

Photo: Lionel Hahn


Nikita Baez, 13ème des demi-finales du 50 m nage libre (21’’85): C’était difficile. Après ma course de ce matin, ça a été compliqué. J’ai été un peu malade, j’étais nauséeux. Je ne quasiment rien mangé. J’ai dû passer outre cela cet après-midi parce que les adversaires s’en fichent. C’est un quatrième chrono sous les 22’’ et je confirme de plus en plus au niveau mondial. Il n’y a pas eu de très gros chronos autour des 21’’00 mais il y a une grosse densité derrière. Il y a toujours un équilibre à trouver avec cette ambiance du public entre le fait de s’en servir et ne pas non plus trop en faire dans l’eau. J’ai commis des petites erreurs techniques. 

Nikita

Photo: Lionel Hahn


Sacha Velly, 4ème de la finale du 1500 m nage libre (14’45’’75) : C’est complétement fou ce que fait Liebmann. Je vais aller faire un stage avec eux en février. Ça m’embête un peu de ne pas nager une ou deux secondes plus vite mais c’est déjà fou. J’ai raté ma compétition en eau libre, surtout le 10 km. Je pense que j’ai appris qu’il faut toujours se faire confiance. J’ai fait une super préparation mais ça a été une longue saison. Il est temps que les vacances arrivent. J’ai nagé tout seul sur ce 1500 m, c’était dur. J’avais super mal pendant la course mais quand on nage dans cette ambiance, c’est incroyable. 

Velly

Photo : Lionel Hahn


Pauline Mahieu, médaillée de bronze du 100 m dos (58’’77): Je suis très contente de mon deuxième 50 m. Le coach m’a dit que j’avais fait moins de 30 secondes. J’avais cet objectif en tête parce que je me dis que le jour où j’aurais de la vitesse, revenir moins de 30 secondes, c’est vraiment costaud. Je monte encore sur le podium avec Mary-Ambre en plus. C’est tout ce qu’on voulait. Je suis contente parce qu’on a une belle complicité et une belle concurrence avec les dossistes en France. Il y a un an Mary-Ambre et moi on était en finale mondiale et on était déçues de notre performance. On se faisait disputer par les coaches parce qu’on râlait et aujourd’hui on est sur le podium. C’est une belle revanche. C’est une grande fierté de faire ce podium ensemble. 

Mahieu

Photo : Lionel Hahn


Mary-Ambre Moluh, championne d’Europe du 100 m dos (57’’94, record d’Europe) : Je ne vais pas vous mentir, j’étais très stressée. J’ai commencé à sentir dans mes jambes l’accumulation de toutes les courses. Je sentais que ça devenait difficile. J’espérais être à la hauteur de mes attentes. À l’arrivée, c’est presque plus du soulagement que de la joie. Je suis contente, c’était une course de folie dans une ambiance de dingue. J’ai essayé de me rassurer comme je le pouvais en me disant que j’avais fait moins de 58’’ et que je n’avais pas à avoir peur. J’ai été le chercher au mental. Je suis super contente que Pauline soit sur le podium avec moi. Elle fait un super chrono. C’est génial pour le dos français. Je n’avais jamais vraiment eu la position de favorite. Je pense que ça m’a stressé mais ça me prépare pour les ambitions que j’ai dans le futur. 

Moluh

Photo: Lionel Hahn


Yohann Ndoye-Brouard,  cinquième des demi-finales du 100 m dos (53’’16) : L’objectif est atteint. Demain sera un autre jour. Le niveau n’a pas l’air dingue. Je pense que ça commence à être long pour tout le monde. Il va falloir bien récupérer et bien dormir et essayer de monter sur la boîte demain. À la fin quand je termine, j’ai les jambes en bâton pour limiter les crampes. Musculairement c’est dur. J’ai envie d’aller chercher cette médaille mais il faut voir comment je vais gérer ce 100 m tactiquement demain. 

Ndoye

Photo: Lionel Hahn


Mewen Tomac, sixième des demi-finales du 100 m dos (53’’17) : Je voulais être dans les deux premiers de la demi-finale pour être sûr d’être qualifié. C’est cool d’avoir réussi. J’ai attaqué un peu tôt dans la course et ça me coûte à la fin mais je répète un peu la même course que ce matin. J’espère aller plus vite encore demain. On a vu le 100 m dos des filles, c’était super. Ça nous a boosté avant la course. On va tout faire pour les imiter demain. 

Tomac

Photo : Lionel Hahn


Relais 4x200 m nage libre mixte, cinquième (7’30’’70)

Relais

Photo : Lionel Hahn


Roman Fuchs : C’était plutôt pas mal pour un sixième 200 m en une semaine. Ça faisait longtemps que je n’avais pas nagé autant sur une compétition internationale. Ce n’est pas le niveau que j’espérais en début d’année mais c’est positif et il va falloir continuer à travailler. Je suis content de mes championnats dans l’ensemble. 


Giulia Rossi-Bene : On a un peu vu ce qui s’était passé avant. On a regardé notamment le 100 m dos des filles et j’en avais les larmes aux yeux. Ça faisait plaisir de voir ça. Je pense que sur mon 200 m, je dois mieux le gérer. J’ai essayé de faire la course avec les filles et de me raccrocher à elle. Je n’ai pas eu la chance de faire les JO à Paris donc c’est un peu comme une revanche pour moi de vivre ces moments. J’en suis très reconnaissante. 


Lucile Tessariol : J’ai bien profité de l’ambiance derrière le plot parce que je partais en dernière position. Le public était exceptionnel ce soir. J’avais été médaillée sur ce 4x200 m mixte à Rome aux Euros. L’équipe a changé et c’est un relais en construction, comme le relais féminin. Les garçons nous ont montré qu’ils avaient le niveau donc ça doit nous tirer vers le haut pour continuer à progresser. 

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