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La Nordiste du CN Marseille a de la ressource et l'a encore montré, dimanche, au Giant Open de Saint-Germain-en-Laye. Marie Wattel a remporté la skin race du 50 m nage libre (enchaînement de trois courses en dix minutes) devant Béryl Gastaldello (24"90 sur la dernière course). Mais la vice-championne du monde du 100 m papillon s'est également offert un podium sur sa course de prédilection, le 100 m papillon, avec l'argent (58"81, onze centièmes derrière Béryl Gastaldello) et le bronze sur 200 m nage libre en tout début de soirée (2'00"11).

 

- Est-ce dur là, physiquement, après les trois épreuves de la soirée et surtout l’enchaînement des trois 50 m que tu as remporté ?

C’était l'objectif, cela fait trois mois que nous faisons de grosses charges d’entraînement avec du volume, donc le but est de pouvoir s’amuser en compétition et pouvoir faire le plus de courses possibles. C’est un pari gagné, donc cela fait plaisir.

 

- Trois épreuves et trois podiums ce soir, c’est un beau dimanche, non ?

Oui, et encore... Je suis un petit peu déçue du 100 m papillon où je pense que j’aurais pu gagner. Sur le 200 m nage libre, j’aurais peut-être pu gagner une place. Mais cela confirme vraiment le travail. Mon coach va me dire : « Tu vois que tu n’es pas une sprinteuse car tu es capable de nager plus vite au bout du troisième 50 m ». Donc il va être content.

 

- C’est d’ailleurs très rare de voir un ou une nageuse faire son meilleur temps sur une skin race dans le dernier 50 m…

Cela prouve que le travail d’endurance paye. C’est peut-être pour cela aussi qu’il manque un petit peu de vitesse sur les 100 m pour l’instant, mais on va travailler cela en deuxième partie de saison. Il y a déjà quelque chose d’acquis, donc c’est cool.

 

- Raconte-nous justement ce duel final, dans un format très particulier, ou tu as fait face à Béryl que tu connais maintenant très bien…

C’était fun. Sur la finale, j’ai essayé de me concentrer sur moi et de ne pas regarder à côté. Il y a un côté « one to one » (un contre un, en anglais) derrière le plot qui est assez sympa et cela fait vraiment duel, combat de boxe. Et c’est cool !

 

- Qu’as-tu pensé de ce format de compétition avec deux meetings puis le Giant Open et cette multiplication des efforts ?

Je pense que c’est dur, que c’est un challenge pour nous les nageurs, mais cela nous fait sortir de notre zone de confort et c’est intéressant. Maintenant, il faudrait qu’il y ait un petit peu plus de densité avec un peu plus de nageurs pour que l’on puisse vraiment s’engager dès les séries, ce qui n’était pas trop le cas ici. Mais c’est un beau format, on s’amuse et il y a du public, donc pour nous c’est vraiment sympa.

 

- On imagine aussi que ce n’était pas simple sur les deux premières étapes d’enchaîner trois 100 m ou 200 m dans la même journée. Comment as-tu géré cela ?

Ce n’était vraiment pas facile, c’était vraiment dur. En plus de cela, nous avions fait musculation la veille, donc ce n’était pas fun. J’en ai un peu voulu à mon coach, mais au final, comme je dis, c’est l'idée de travailler en dehors de sa zone de confort pour qu’ensuite, en fin de saison, tout paraisse plus facile. Il y a eu des moments un peu compliqués, mais on a réussi.

 

- Tu avais fait une pause en faisant l’impasse sur les Mondiaux en petit bassin. Est-ce que cela t’a permis d’entamer la saison en grand bassin plus fraîche, physiquement et mentalement ?

Oui, surtout mentalement. Ça m’a permis de retrouver du plaisir à la compétition, chose que j’avais un tout petit peu perdu. Cela m’a fait beaucoup de bien. Cela m’a aussi permis de bosser plus sereinement pendant que les autres étaient à Melbourne. J’ai vraiment fait un travail de fond qui me donne de la confiance. J’espère maintenant m’amuser un peu plus aux entraînements avec plus de travail de vitesse.

 

- Quel est le programme maintenant pour toi dans les prochaines semaines ?

Une petite semaine de repos, puis après on va travailler à nager vite. J’ai travaillé un peu la caisse, maintenant j’ai hâte de faire de la vitesse avec des échéances qui vont vite arriver et les JO qui arrivent aussi vite.

 

A Saint-Germain-en-Laye, Louis Delvinquière

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