Au salon Gustave Eiffel du premier étage de la tour du même nom, endroit resplendissant surplombant une capitale dorée d'un soleil de plomb, toutes les parties prenantes aux championnats d'Europe de Paris 2026 se sont donnés rendez-vous, ce mercredi 15 juillet, à quinze jours du lancement de l'événement. Une ultime rencontre à laquelle des invités de marque comme Maxime Grousset, Béryl Gastaldello, Gary Hunt, ainsi que David Smétanine, ont pris part. L'occasion pour chacun de dévoiler ses ambitions, ses envies et ses projets pour ce rendez-vous parisien, aux côtés notamment des partenaires institutionnels et techniques, ainsi que des équipes fédérales.

 

"C'est un rêve qui devient réalité d'avoir des championnats d'Europe à Paris". Les mots de Gary Hunt sont forts et en disent long sur l'engouement qui monte tant pour les athlètes que les suiveurs à quinze jours du lancement des Euros de Paris 2026. Il ajoute : "Je crois que tous les plongeurs n'ont même pas eu le rêve de pouvoir plonger dans un tel cadre une fois dans leur vie". Une excitation tangible largement partagée par celle qui s'entraîne non loin de lui à l'INSEP, Béryl Gastaldello. "C'est incroyable d'accueillir un tel événement", s'enthousiasme la multiple médaillée internationale (27). "On attend avec impatience de revivre de grandes émotions à Paris après ce qu'il s'est passé aux Jeux il y a deux ans. Je pense que ce sera encore plus fort, parce qu'il y aura encore plus de Français dans la piscine pour rendre cette ambiance encore plus électrique". David Smétanine, double champion paralympique en paranatation, également engagé notamment dans l'accessibilité de ces championnats, s'est réjoui de l'intégration de sa discipline : "Il y aura deux jours où, en lien avec European Aquatics, la paranatation figurera au programme de la compétition. Ce sera la première fois en France qu'une telle chose arrivera." Des mots sur le bassin temporaire - actuellement en remplissage - et sur son héritage dans la future maison de la natation à Clichy, ainsi que la signature d'un partenariat avec BOAZ, ont ensuite rythmé les échanges avec en fond un Paris majestueux, habillé en avant-plan du fer puddlé de la tour Eiffel.

 

Les mots de Maxime Grousset :

"Le corps va bien, la tête suit. On a beaucoup adapté mon entraînement après ma blessure, car je ne pouvais quasiment plus rien faire. J'ai été immobilisé quatre semaines avec la botte, alors que normalement c'est six semaines. On s'est organisé avec tout mon staff, entraîneur, préparateur physique, prof de yoga et l'encadrement médical pour savoir comment mettre en place la préparation, qui est très différente de ce que l'on sait faire d'habitude. Au début il n'y avait pas de jambes du tout et là, j'ai repris depuis une semaine. J'ai forcément perdu en explosivité, surtout sur la jambe gauche, mais aussi sur la jambe droite, du fait de ne pas marcher normalement, ni faire de battements. J'ai aussi fait de la préparation mentale pour garder les aspects techniques. J'ai recommencé à faire des plongeons il y a peu de temps, j'étais content de retrouver cette vitesse à l'entrée à l'eau. Pour l'instant ça se passe bien, c'est sûr que je ne suis pas à 100% et j'ai une endurance sur les jambes qui est un peu limitée pour l'instant. Je fais des bons chronos à l'entraînement, je me sens bien dans l'eau, donc pour moi c'est le plus important. Je prends du plaisir et j'ai hâte d'être aux championnats d'Europe. Mais si vraiment je ne suis pas bien la veille, que je commence à avoir mal au pied, je vais mettre la priorité sur mon rétablissement et parce que j'ai autre chose en tête que des championnats d'Europe, même si à la maison, cela me tient à coeur. J'ai vraiment très envie de les faire et de faire une médaille en individuel et en relais. Je dirais ma chance de participation à 80% car je retrouve de la vitesse, de la coordination. Il me reste un petit mois et rien n'est impossible. Je vais arriver en outsider, un truc un peu différent de d'habitude et ce n'est pas horrible. Je pense que mes concurrents ne pensaient pas que j'allais les faire. Dans ma tête, je vais les faire."

 

À Paris, Louis Delvinquière

J-15 paris press conference
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