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En dépit d’une seconde édition biaisée par la pandémie mondiale (seulement trois étapes au lieu des huit prévues initialement, ndlr), la Fédération Française de Natation a tenu à organiser la troisième édition du Water-Polo Summer Tour du 15 juillet au 17 août. Nessim Charef, chef de projet marketing évènementiel water-polo au sein de l’institution fédérale, nous présente les enjeux de ce circuit grand public ainsi que les objectifs qu’il poursuit.

Qu’est-ce qui a motivé l’organisation de cette troisième édition ?

L’année dernière, bien que freinée par le contexte mondial, la Fédération Française de Natation avait tenu à maintenir trois des huit étapes du Water-Polo Summer Tour. C’était un signe fort : celui d’une volonté de pérenniser le circuit ! Cette année, nous sommes dans la continuité de cette décision. Il y aura, cette fois, huit étapes afin de maintenir une activité de la discipline tout au long de l’été, mais aussi de confirmer que le water-polo a bel et bien une dimension populaire et grand public et qu’il ne s’agit pas seulement d’une pratique de « spécialistes ».

De quelle manière les organisateurs ont-ils accueilli ce troisième volet poloïstique estival ?

On a senti une vraie volonté d’adhérer au projet. C’était déjà le cas l’année dernière, sauf que les contraintes sanitaires avaient obligé certains organisateurs à renoncer. Cette année, nous avons reçu beaucoup de demandes à l’ouverture des candidatures. C’est bien la preuve que le projet plaît. Aujourd’hui, nombre de clubs souhaitent accueillir une étape. Nous avons cependant dû opérer des choix à la fois géographiques et organisationnels.

(Photos : FFN).

Qu’en est-il des contraintes sanitaires ?

Elles seront scrupuleusement respectées ! Toutefois, on sent que ce n’est plus un frein. Aujourd’hui, les clubs et les organisateurs veulent se servir de cet événement pour retrouver leurs adhérents et relancer leur activité après une année quasiment blanche.

Sous quelle forme s’organise cette troisième édition ?

Il y aura huit étapes sous forme de deux boucles : quatre étapes en juillet (Furiani, Bastia, Aix-les-Bains et Toulon) et quatre autres au mois d’août (Madine, Strasbourg, Vieux-Boucau et Six-Fours-les-Plages). Nous avons essayé d’avoir une cohérence géographique, ainsi nous organisons deux étapes en Corse et deux autres dans le sud-est au mois de juillet, puis nous remontrons dans l’est en août avant d’enchaîner dans le sud-ouest pour finir à Six-Fours-les-Plages. Nous aurions aimé couvrir la Bretagne et le Nord de la France, mais ça n’a pas été possible. Ce n’est que partie remise.

(Photos : FFN).

Quels sont les objectifs de fréquentation ?

Il y a deux ans, pour la première édition, nous avions séduit près de 700 personnes. L’an passé, en dépit du contexte sanitaire et d’un circuit ramené à trois étapes, nous avions rassemblé 500 participants. Cette année, nous souhaitons franchir un cap en mobilisant plus de 1 500 personnes à raison de 150 à 200 participants par étape. D’autant qu’il faut rappeler que le Water-Polo Summer Tour demeure un événement d’opportunité…

C’est-à-dire ?

Il n’y a pas à proprement parler de communication massive. Nous parlons du circuit à travers les médias fédéraux et la radio RMC avec laquelle nous avons un partenariat média, mais l’événement s’adresse surtout au grand public, aux vacanciers qui viennent participer spontanément parce qu’ils nous voient sur une plage ou un plan d’eau.

(Photos : FFN).

Quels enjeux poursuivez-vous avec ce circuit ?

Le constat est simple : l’été tous les enfants jouent sans le savoir au water-polo à la mer ou dans les lacs et les rivières à proximité desquels ils passent leurs vacances. La fédération a fait le choix d’aller vers ces gens-là pour encadrer la pratique et présenter la discipline au plus grand nombre. Il s’agit également de rediriger, si l’occasion se présente, des enfants vers les clubs. Il ne faut pas voir le circuit du Water-Polo Summer Tour comme un outil de détection, mais s’il peut susciter des vocations auprès des plus jeunes, ce serait déjà une grande satisfaction.

A vous entendre, il y a une vraie collaboration entre la fédération et les clubs.

En effet, ce circuit estival de water-polo doit permettre de créer du lien entre le grand public et l’institution fédérale, mais aussi, comme vous le faites remarquer, entre la fédération et les clubs. L’appel à candidature est ouvert à toutes les structures, aussi bien celles qui ont accès au littoral que les autres. Cet été, nous serons notamment à Strasbourg et à Aix-les-Bains. Un lac, un plan d’eau ou une rivière peuvent également accueillir une étape du Water-Polo Summer Tour. L’enjeu, c’est vraiment de créer du lien et d’élargir l’audience de la discipline tant sur le plan local qu’au niveau national.

Recueilli par Adrien Cadot

 

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