Une nouvelle victoire de Maxime Grousset, sa troisième, mais aussi une grande Marrit Steenbergen qui poursuit un grand week-end avec un doublé 50 m dos (27"62) - 100 m nage libre (52"93), Angelina Kohler qui signe l'un des meilleurs temps de l'année sur 50 m papillon, ou encore un 200 m nage libre avec deux Tricolores aux avant-postes. Voilà un nouveau petit résumé de la deuxième journée de compétition du Giant Open, samedi 21 mars, au Centre aquatique olympique de Saint-Denis. Et une nouvelle belle soirée avec de beaux lauréats et surtout de beaux temps, parmi les meilleurs du monde, qui ont été établis dans le futur bassin des Euros de Paris 2026. Découvrez les réactions de quelques-uns des principaux protagonistes du jour.
| Dans les autres courses du jour côté Français, le Grec Dimitrios Markos a remporté le 400 m nage libre devant un grand Romain Raguenaud, qui a largement abaissé son meilleur temps sur l'épreuve (7'54"14 contre 8'03"02) et Emile Vincent. Sur 400 m nage libre, la Grecque Artémis Vasilaki continue sa chasse de victoire en l'emportant d'un souffle devant Anna Egorova (4'10"57), après son succès sur 800 m, vendredi. Sur 400 m 4 nages, Emilien Mattenet a frôlé la victoire (4'17"42), mais doit laisser l'or pour 13 centièmes au Hongrois Gabor Zombori. Sur 200 m brasse, la Britannique Angharad Evans garde sa mainmise et remporte le 200 m brasse avec la deuxième meilleure performance de l'année (2'22"02). Sur le 100 m brasse messieurs, Melvin Imoudu est le seul à être descendu en dessous de la minute, pour l'emporter en 59"94. Sur 200 m papillon, la Britannique Keana Mciness a été la meilleure (2'08"92). |
Maxime Grousset, vainqueur du 50 m nage libre (22"00) :
"On va faire avec ce week-end. En tout cas je fais trois courses, trois victoires, moi ça me va. Surtout qu'ils n'étaient pas loin derrière et que ça s'est joué à la touche. Je suis juste content d'avoir gagné, tout simplement. Les sensations étaient moins bonnes. Je commence à ressentir la fatigue qui s'accumule, donc les vacances vont faire du bien. Ce matin, ce n'était vraiment pas bon. J'ai rajouté des bras, j'étais moins propulsif. Là, je fais une mauvaise touche, je pense que j'avais les moins de 22, c'est un peu dommage, mais l'important est de gagner. Le but était de répéter ce qu'on a mis en place pendant six-sept semaines à l'entraînement. Je l'ai plus ou moins fait sur ces courses. Le but était aussi de monter sur une semaine comme celle-ci, pour être encore meilleur sur le Giant, mais malheureusement la forme ne se commande pas. C'est plutôt positif en tout cas."

Roman Fuchs, deuxième du 200 m nage libre (1'47"37) :
"Oui très beau 200 m. Je suis très content de moi. On a fait une compète le week-end dernier qui s'est plutôt mal passée. Je suis content d'être à mon niveau cette fois-ci. Je crois que j'essaie de me mettre dans l'ambiance de ce que l'on pourrait avoir aux Euros et je pense que c'est une très belle répétition. L'an dernier je n'avais pas été au niveau et cette année je suis présent, donc je suis très content. Bon, je vois que ça arrive vite derrière, mais c'est aussi bon signe pour le relais des Euros cet été."

Sauveur Cristofini, troisième du 200 m nage libre (1'47"56, RP) :
"Ça va, je suis content. C'est une belle compétition parce qu'en janvier après la reprise, j'ai eu quelques petits problèmes de santé, donc je suis content. Je ne pensais pas être aussi proche des temps que je voulais réaliser. Je gagne de l'expérience et j'espère que quand j'irai aux compétitions internationales avec l'équipe de France, cela me servira. La concurrence m'a permis de me dépasser et c'est aussi grâce à ça que j'ai fait ces temps-là. Un nouveau cycle de travail va commencer pour les France élite fin juin. Je vais aussi partir en stage dix jours pour rectifier tous les petits défauts que j'ai : je pense qu'au niveau des virages et des coulées, je peux encore progresser dessus. Je ferai les France juniors sans être préparé, juste faire les temps. Et après les France élites, j'enchaînerais avec les Euro juniors. Le relais 4x200 m m'intéresse pour cet été aussi."
Analia Pigrée, deuxième du 50 m dos (27"80) :
"Je retiens que j'ai encore du boulot. Je fais sous les 28, c'est bien, je me rapproche de mon objectif, mais je pense qu'il y a encore beaucoup de boulot au niveau de la coulée. Au niveau de la nage c'est bien, mais on va continuer à travailler pour faire mieux. Ça aide de ouf d'avoir les Néerlandaises et les autres, parce qu'on n'a pas l'habitude de faire des meetings avec de la concurrence et avoir les championnes d'Europe, du monde... c'est bien d'avoir une concurrence aussi élevée. C'est pas mal cette piscine. Il n'y a pas encore grand monde, mais on entend quand même les gens, donc si c'est blindé, je pense que ça serait pas mal d'entendre une Marseillaise dans ce bassin."

Béryl Gastaldello, quatrième du 100 m nage libre (54"47) :
"C'est ce que j'avais ce soir. Il n'y a pas de facilité dans la nage, donc c'est quand même pas mal. C'est mieux que ce que j'ai fait au chrono à l'entraînement et surtout, mieux que ce matin. C'est dommage, parce qu'il manque un dixième pour aller sur le podium, mais devant ça allait très vite. 52"9, il n'y a rien à dire. Chacun a une préparation différente, je suis contente de m'être battue dans cette finale et puis j'ai donné le maximum du jour, donc on ne peut être déçu quand c'est comme ça. C'est encore plus challengeant dans un état de fatigue comme ça, face à la meilleure concurrence européenne. C'est cool parce que j'ai une bonne attitude, je m'amuse bien, je prends du plaisir. J'ai manqué de punch, j'aurais dû prendre un café pour me mettre un petit coup de fouet. La prochaine fois j'en prendrai, à mes risques et Béryl (rires)."

Antoine Herlem, cinquième du 200 m dos (1'57"53) :
"C'est un bon temps. En mars, c'est pas trop mal. Comme je dis toujours, la compétition en France ce n'est pas que le chrono, ce sera dans les quatre. A plus grande échelle, je vise d'être dans les deux, donc c'est bien d'être là avec cette grosse densité. Merci à Yohann, merci au Giant Open parce qu'on a vraiment eu du lourd et la finale a été super relevée cet après-midi. J'avais la stratégie d'emmener un maximum de monde sur la finale dès les séries, ça obligeait derrière à nager vite dès ce matin et j'ai quand même bonne réputation pour réitérer de bons chronos le soir. Bon, ça n'a pas payé, mais c'était bien de la tenter."

Yohann Ndoye Brouard, sixième du 200 m dos (1'58"04) :
"C'est dur, mais je suis content parce que l'intention était bonne. Je respecte ma stratégie de course, je fais mes huit ondulations. Je sens que je n'ai pas grand-chose à donner donc c'est un petit frustrant. Physiquement, je sens qu'il n'y en a pas trop. D'habitude je suis capable d'accélérer tout le long, et là je n'ai pas pu. Je n'arrive pas à accélérer les mêmes braquets, donc c'est frustrant. J'espérais nager plus vite, même si les dernières semaines ont été compliquées pour moi. Je me suis bloqué le dos il y a deux semaines. Et il suffit qu'on manque une semaine avec des intensités et des répétitions de courses, plein de petits points qui font que je ne suis pas aujourd'hui où je voulais être, mais quand j'y réfléchis, c'est pas trop mal."
Angelina Kohler 🇩🇪, vainqueure du 50 m papillon (25"57, 4e meilleure performance mondiale de l'année) :
"J'aime beaucoup la piscine, c'est très cool de nager ici. J'ai de très bonnes sensations et je sors d'une grosse session d'entraînements, donc je n'ai pas beaucoup sprinté et être rapide à ce moment est très bien. Je voulais essayer cette piscine avant les championnats d'Europe et je suis très excitée à l'idée de revenir ici dans cette magnifique enceinte. Je pense que le 100 m papillon sera ma plus grande chance, mais être aussi rapide sur ce 50 m papillon à ce moment de la saison promet aussi. On verra ce que je peux faire demain sur mon épreuve."

Adam Peaty 🇬🇧, quatrième du 100 m brasse (1'00"79) :
"Je voulais voir la piscine, mais aussi j'ai souvent nagé à Paris, c'est un très bon public et une très belle piscine. Je me sens bien, mais vraiment, vraiment fatigué. J'ai beaucoup de choses sur lesquelles je dois travailler et quand on vieillit, c'est de plus en plus dur de nager toute la saison. J'ai trouvé la piscine rapide sur le premier 50 m, lente sur le deuxième (rires). Mais c'est une nouvelle course à mon compteur, j'ai bien aimé la faire. Je n'ai aucune idée de ce à quoi m'attendre pour cet été, je suis en plein retour aux affaires, donc... qui sait ?"

Au Centre aquatique olympique de Saint-Denis, Louis Delvinquière